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Nîmes : Prison : Me Khadija Aoudia porte plainte contre le Premier ministre et la ministre de la Justice

toutfilmMarch 26, 2020

Dans ce contexte de crise sanitaire liée au coronavirus, l’avocate du barreau de Nîmes assure “qu’aucune mesure sanitaire en prison n’a été mise en place à l’exception de la suspension des parloirs familles pour protéger tant le personnel pénitentiaire que les détenus”. Elle a porté plainte au pénal pour non-assistance à personne en danger et saisi la cour de Justice de la République. 

Dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus, Me Khadija Aoudia, avocate du barreau de Nîmes a déposé une plainte pénale contre le Premier ministre, Édouard Philippe et la Garde des sceaux, Nicole Belloubet.

Choquée par l’absence de moyens sanitaires en prison mettant en danger le personnel pénitentiaire, les escortes et les détenus, l’avocate a saisi la cour de justice de la République et porté plainte pour non-assistance à personne en danger.

L’avocate intervient au nom de 31détenus à Nîmes, Luynes, Salon-de-Provence, Tarascon et Arles, Perpignan, Béziers, Villeneuve-lès-Maguelone, Le Pontet, Mende, Toulon, Muret et Roanne.

Me Aoudia considère que dans le contexte de cette pandémie où les risques de contaminations sont réels et sérieux, le gouvernement « n’a réalisé aucune diligence pour prévenir et protéger le personnel pénitentiaire et l’ensemble des personnes détenues…Aucune mesure sanitaire n’a été mise en place à l’exception de la suspension des parloirs familles pour protéger tant le personnel pénitentiaire que les détenus. »*

Elle affirme « qu’aucun masque, gant de protection, de gel hydroalcoolique n’a été distribué.» Enfin, rappelle-t-elle, les distances de 1 mètre préconisées dans le cadre de la prévention ne peuvent être effectives en raison de la surpopulation carcérale.

L’avocate déclare que « confrontée à ce marasme sanitaire, la ministre de la Justice n’a pas pris les mesures impératives et urgentes qui s’imposaient pour apporter assistance et secours à son administration pénitentiaire alors qu’elle ne pouvait ignorer l’existence d’un péril immédiat et constant causé par la pandémie Covid-19.

« Chaque jour qui passe, j’ai au téléphone des détenus angoissés mais aussi malades au téléphone », témoigne l’avocate, jointe, mercredi soir.

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