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Les enfants en foyer et leurs parents piégés par le coronavirus

toutfilmMarch 23, 2020

La Tribune de Genève vous l’a annoncé en primeur samedi: les enfants en foyer ne peuvent plus voir leurs parents. À cause du coronavirus et du confinement exigé par les autorités, les droits de visite sont, en effet, suspendus jusqu’à nouvel avis.

En Suisse, suite à l’état de nécessité décrété par le Conseil fédéral le 16 mars face au Covid-19, les enfants placés en foyer n’ont désormais plus le droit de voir ni leur maman ni leur papa. À Genève, comme nous vous le relations samedi, aucune mesure transitoire n’a été prise: les visites ont été suspendues avec effet immédiat par le Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant.

Pas même une visite d’au revoir

Même pas une dernière visite d’explication et d’au revoir. Aucune considération pour l’âge ou pour des cas spécifiques. Alors que les prisonniers, eux, ont droit aux visites, le confinement en foyers pour enfants est similaire à celui pratiqué dans les EMS, même si les risques vitaux, on le sait, sont vraiment très différents.

Une pétition vient ainsi d’être lancée sur le site de pétitions citoyennes Avaaz pour y remédier. Elle demande au Conseil fédéral et aux cantons d’admettre une souplesse d’application dans les mesures de confinement pour les foyers d’enfants, en prenant notamment en considération l’âge et le degré de détresse affective des enfants. Ceci dans les meilleures conditions sanitaires, évidemment.

Relations déjà fragilisées

«En temps normal, la plupart des enfants en foyer reçoivent des visites de l’un ou l’autre de leurs parents plusieurs fois par semaine. Nombreux sont ceux qui dorment une ou plusieurs nuits par semaine au domicile familial. Ces visites et sorties, vitales dans des relations fragilisées par les circonstances de la vie, sont souvent le fruit d’un long et difficile travail relationnel entre parents, éducateurs et aide sociale», peut-on lire sur le site Avaaz.

«Plus de visites, plus de sorties, plus de parents, plus d’enfants «jusqu’à nouvel ordre». La logique du tout ou rien est injustement tombée sur les enfants reconnus comme les plus affectivement démunis de Suisse. Si les plus grands peuvent comprendre la situation et la compenser en communiquant à distance avec leurs parents ou autre, ce n’est pas le cas des plus petits, qui ne comprennent qu’une chose, c’est que papa et maman ne viennent plus les voir. C’est une épreuve de plus pour des relations «déjà fortement éprouvées», peut-on encore lire sur ce site.

Créé: 23.03.2020, 07h21

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