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Coronavirus : le secteur culturel auscitain dans l'expectative

toutfilmMarch 24, 2020

l’essentiel
Les structures culturelles auscitaines sont toutes à l’arrêt. La plupart privilégient le report des spectacles. L’agrandissement de Ciné 32 est en stand-by.

Les structures culturelles auscitaines ont toutes fermé leurs portes. Elles ont été les premières touchées, dès l’annonce de la limitation des rassemblements à 100 personnes. Les salles de spectacle privilégient les reports. Les salariés sont en télétravail ou en chômage partiel. 

Du côté de CIRCa, Laure Baqué, secrétaire générale, ne craint que “ce secteur déjà fragile ne soit fragilisé davantage.” Deux temps forts de l’institution auscitaine ont été annulés : celui dédié à la jeunesse, Pirouette Circaouette, pour lequel les programmes avaient déjà été imprimés et qui devait se tenir du mardi 24 mars au 8 avril et les Nomades, pour lesquelles un chapiteau avait été installé à Jégun. Les sorties de résidence prévues n’auront pas lieu. Une compagnie de région parisienne, l’Envolée Cirque, qui travaille sous chapiteau n’a d’ailleurs pas pu repartir après l’annonce du confinement. Ce sont donc plus de 22 représentations qui sont annulées. Le pôle national des arts du cirque privilégie pour l’instant le report. Laure Baqué reprend : “Nous avons signé des contrats, c’est logique de les honorer. Nous allons voir comment nous pouvons échelonner la programmation. Ce sera forcément pour la saison prochaine car celle de cette année est déjà calée.” Elle ajoute : “Mais nous ne sommes pas tout seuls, les compagnies sont aussi déjà engagées avec d’autres structures.” Elle martèle : “Il n’y aura pas de perte sèche pour les compagnies.”

“Incidence” sur la nomination du directeur de CIRCa

CIRCa est par ailleurs en plein recrutement d’un nouveau directeur, pour remplacer Marc Fouilland. Quatre personnes assurent actuellement l’intérim. “La crise sanitaire aura forcément une incidence mais l’idée est que cela ne traîne pas”, affiche-t-elle. 

Côté salariés, la quinzaine de permanents est en télétravail. L’équipe technique est, elle, “annualisée” et reprendra son activité après la fin du confinement. 

Côté Cri’Art, les concerts prévus jusqu’au mois de mai ont déjà été reprogrammés d’octobre à décembre prochain. La rock school a aussi cessé son activité. IMAJ’, qui gère le Cri’art, mais aussi le Bureau information jeunesse, a fermé ce dernier au public. Mais la structure continue à faire la chasse aux “fake news” sur ses réseaux sociaux. Marc Thouvenin, le directeur de la salle de concerts, a l’impression que “les collectivités jouent le jeu. La région soutient les musiques actuelles mais il va falloir que toutes se positionnent pour soutenir le secteur”, Quant au dossier qui concerne la labellisation du Cri’Art en Smac (Scène de musiques actuelles), le dossier était parti pour le ministère de la Culture en début d’année. Ce dossier ne devrait donc pas prendre de retard. 

“Imbroglio administratif”

À Ciné 32, un équivalent temps-plein, réparti sur trois ou quatre salariés reste au travail pour “gérer l’imbroglio administratif, continuer à payer les factures”, explique la directrice Sylvie Buscail. Les autres salariés sont en chômage partiel et la structure essaie de “voir ce qu’elle peut faire pour compléter les 85% de salaire prévus”. 

Le cinéma avait par ailleurs un projet d’importance en cours : son agrandissement. “On met ce projet en stand-by car c’est compliqué d’avancer sans connaître les répercussions financières, explique Sylvie Buscail. Cela se fera mais on attend de voir.”

Projet d’agrandissement “en stand-by”

Elle craint aussi un “engorgement des sorties des films” à la fin du confinement. “Certains hésitent à sortir leur film en vidéo à la demande”, précise-t-elle. 

C’est aussi la programmation du festival Indépendance et Création qui est en question. “Le festival de Cannes est un moment important pour cette programmation, développe-t-elle. Il est annulé, puis reporté…”

Autre moment culturel,fort le festival Eclats de Voix, programmé en juin. Patrick de Chirée, président et directeur artistique, se dit “dans l’expectative”. Il précise : “Pour l’instant, ce n’est ni annulé, ni reporté. Mais on nous prédit minimum un mois de confinement donc on ne sait pas. On s’adaptera aux consignes.” Tous les contrats sont signés, mais ils incluent “une clause de force majeure”. Il a déjà versé une avance de 30% pour deux artistes étrangers, l’un anglais et l’autre allemand. Ce qui complique d’autant plus la visibilité, puisque leur venue dépendra aussi de la situation dans leur pays respectif. 

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