Enable JavaScript to see this page By toutfilm.com

Chantal Goya en concert à Narbonne et Montpellier pour célébrer ses 40 ans de scène

toutfilmOctober 22, 2020

À l’heure où les spectacles sont rares, Chantal Goya se produira le 24 octobre à Narbonne Arena et le 7 mars 2021 au Zénith Sud de Montpellier pour intérerpréter son célèbre répertoire de chanson.

Avez-vous une affection particulière pour “Le soulier qui vole” ?

Oui, car il s’agit du premier spectacle que j’ai joué, en 1980. Celui que les parents des enfants aujourd’hui ont pu voir quand eux-mêmes étaient petits ! C’est un spectacle culte, qui réunit vingt personnes sur scène. Cinquante, même, si on ajoute les techniciens ! Il y a énormément de ballets, de musique, de danse, les décors changent, le soulier vole vraiment… Ça n’arrête pas, c’est comme une comédie musicale. Nous étions précurseurs, à l’époque !

D’où est née cette histoire ?

Jean-Jacques Debout (auteur-compositeur et mari de Chantal Goya, NDLR) et moi nous trouvions dans un avion entre New York et la France. Comme Jean-Jacques n’arrivait pas à dormir, il s’est mis à travailler sur de nouvelles idées de chansons… Et là, il voit un enfant en train de s’amuser avec l’une de chaussures de son père, comme s’il la faisait voler. Tout est parti de là !

Plusieurs générations d’enfants ont grandi avec votre répertoire. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Beaucoup d’émotion. Je représente pour eux comme une grande sœur qui vient leur chanter des chansons. Barbara m’avait dit à l’époque : “Tous ces enfants, tu les retrouveras dans trente ans quand ils seront devenus parents.” À ce moment-là, je n’y avais pas cru ! Mais il ne faut pas non plus oublier que tous mes spectacles et mes chansons ont été écrits par Jean-Jacques : le public continue aussi de percevoir la poésie et la qualité de ses textes et de ses mélodies.

Comment expliquez-vous votre succès auprès des plus jeunes ?

Je dirais que c’est ma façon d’être. Ça a fonctionné tout de suite. Jean-Jacques a vu en moi quelque chose dont j’ignorais l’existence. Au début, pourtant, je ne souhaitais pas devenir chanteuse ou comédienne. Je voulais faire du journalisme ! Mais à peine fiancée avec Jean-Jacques, j’ai rencontré Daniel Filipacchi, qui lui propose de m’écrire une chanson. Je n’étais pas d’accord, ça n’était pas mon métier ! Mais Jean-Luc Godard m’a ensuite repérée, et m’a fait tourner dans Masculin féminin. J’ai joué dans sept films, dont Les Gaspards de Pierre Tchernia aux côtés d’un Gérard Depardieu débutant. C’est durant cette période qu’on me propose de remplacer Brigitte Bardot, souffrante, pour un duo avec Carlos à la télévision. À cette occasion, Jean-Jacques m’écrit une chanson inédite : Adieu les jolis foulards. Le succès a été énorme, immédiat. Quand vous recevez autant de retours favorables, comment ne pas continuer ? En venant à Narbonne, j’aurai d’ailleurs une grosse pensée pour Charles Trenet et Georges Brassens, deux immenses poètes dont j’étais très proche. Trenet me disait : “Tu mets du miel dans le cœur des enfants.”

N’avez-vous jamais eu envie de changer de registre ? N’y a-t-il jamais eu de lassitude ?

Non. Pas la moindre. Je suis chaque fois tellement heureuse de remonter sur scène et de retrouver le public ! Je ressens la joie de tous ces enfants, petits et grands, le bonheur qu’ils ont d’être là de concert. Il y a aussi le plaisir que Jean-Jacques et moi retirons à travailler ensemble. Il est comme un couturier qui concevrait une robe sur-mesure pour son mannequin favori.

“Le soulier qui vole” est à voir ce samedi (15 h) à Narbonne Arena et le 7 mars 2021 (15 h) au Zénith Sud, à Montpellier. 29 € / 59 €. adamconcerts.com
Categories

Leave a comment