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Astérix – Le domaine des Dieux : la potion critique

toutfilmMarch 24, 2020

Astérix – Le domaine des Dieux repasse ce soir sur M6 à 21h05

Entre animation et cinéma live, les adaptations d’Astérix commencent à sérieusement s’accumuler. C’est peut-être ce qui expliquait la relative discrétion promotionnelle du Domaine des Dieux lors de la sortie de cette transposition de l’œuvre d’Uderzo et Goscinny. Discrétion toute relative, puisque la nouvelle d’un long-métrage chapeauté Alexandre Astier, le chef d’orchestre de Kaamelott, a vite fait d’échauffer les esprits d’alors.

IL EST MALIN CE LYONNAIS

 

Et ils firnet bien de s’échauffer : Astérix : le Domaine des Dieux s’impose assez facilement comme la meilleure adaptation des aventures de nos gaulois préférés, toute époque et médias confondus. Une réussite qui doit à deux qualités essentielles des travaux d’Astier : une rigueur métronomique dans la construction dramatique et un plaisir de la langue qui faisait déjà le sel des œuvres originales. Si le film paie ainsi joyeusement son tribut au style et au lexique des bandes-dessinées, le goût du lyonnais pour les dialogues ciselés, que le spectateur se prend presque immédiatement à répéter, comme pour mieux les goûter, fait encore une fois mouche.

 

 

photoC’est pas mal ici

 

Louis Clichy et Alexandre Astier sont parvenus à agencer un récit à la fois limpide et complexe, dont chaque acte s’avère radicalement différent du précédent. De la mécanique innocente de l’introduction, on passe soudain à une satire aussi efficace que mordante lorsque nos irréductibles gaulois découvrent soudain les joies du commerce et du développement économique, avant une conclusion spectaculaire et jouissive. Le film décoche quelques flèches hilarantes à travers une poignée de dialogues, notamment ceux des esclaves, dont la servitude est assez génialement poussée à l’absurde.

 

 

photoTouche pas à mon sanglier

 

 

ON PEUT RETOMBER DEDANS ?

 

Enfin, Astérix et le Domaine des Dieux se paie également le luxe d’être une des plus malines et intéressantes réflexions qu’on ait vu sur la question du rapport des Gaulois à leur culture. En ces temps de questionnement identitaire, on apprécie de voir une œuvre de divertissement s’emparer du sujet autrement qu’avec un paquet d’allumettes et un bidon d’essence. Râleurs, pas toujours honnêtes et bons vivants, les mangeurs de sangliers de messieurs Astier et Clichy nous font rire et nous renvoient avec panache à notre propre condition d’irréductibles.

 

 

Affiche

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